28 février 2013
19 février 2013
UN PRESIDENT POÈ!TE
Nous souffrons d'un cauchemar bureaucratique irrationnel. Il y a une absence de courage moral en Europe."
"J'ai un profonde joie à être dans la sphère culturelle, avec des gens qui ne mettent pas un prix sur tout ce qu'ils font."
Michael D. Président-poè!te Irlandais
"J'ai un profonde joie à être dans la sphère culturelle, avec des gens qui ne mettent pas un prix sur tout ce qu'ils font."
Michael D. Président-poè!te Irlandais
18 février 2013
Léopold Congo Mbemba, mort d'un poète
Je me trie des décombres de la vie
orpailleur du lac de deuil
je cherche dans la cendre du désert des jours, étincelles sanguines ou pépites de feu
les souvenirs à rallumer en cette terre
la forge d'où renaître.
orpailleur du lac de deuil
je cherche dans la cendre du désert des jours, étincelles sanguines ou pépites de feu
les souvenirs à rallumer en cette terre
la forge d'où renaître.
Né en 1959 à Brazzaville, il est l’auteur de quatre recueils de poésie, dont Ténors-Mémoires, dédié aux pères de la Négritude, Senghor, Damas et Césaire.
16 février 2013
Fissures et traits
Edgar Pierre Jacobs, auteur de la série des Blake
et Mortimer, me plonge (au long de son oeuvre), comme dans un nouveau
ventre maternel, dans le creux de ses lieux dessinés, aériens dans
souterrains ; immensités des
espaces de l'Atlantide (pas de ciel, mais l'immensité seule, dans l'infini de
l'imaginaire) ;
couloirs où le héros dans un Paris, une
« cité interdite » enfouis (Le piège diabolique) se perd, sans
jour, chambre d'Horus au coeur de la pyramide de Khéops (Le mystère de la Grande
Pyramide) …, où la pierre est
fissures et traits : ouvertures à
l'espace non dessiné tout autour de l'espace dessiné ;
les souterrains (déjà dans son premier grand
livre, Le secret de l'Espadon), dans l'errance et l'aventure, forment à
mes yeux (à mes yeux renouvelés, à mes yeux de retour aux creux symboliques et
imaginaires) l'une des plus pures mais profondes expressions du concret par
l'abstrait, lignes pures des angles des roches, lignes-mêmes, voyage renouvelé
dans l'image
les immensités dans Jacobs sont doubles
immensités, je dirais en premier lieu dans L'énigme de l'Atlantide :
là immensité du continent souterrain, visible et entraînant dans le regard
l'invisible ;
les traits multipliés, abstraits, sitôt
ouvrent des espaces dans l'espace du regard, et, comme les mots suggèrent
images, sentiments, etc., eux visibles déjà suggèrent l'invisible espace mental
et pierreux (chez Jacobs) ;
ces traits (qu'on retrouve dans un autre
univers chez Yves Chaland, image 6) sont pleins, noirs, sans forme dessinée
que... la suggestion du plein sans espace de la pierre ; par de telles fissures littéralement qui
m'enchantent, mon regard glisse sur elles et entre : dans elles, dans la pierre, dans le décor
tout entier, souterrain encore, toujours pour moi matriciel encore,
plutôt : universel ; plein et creux, visible et
respirable ;
et pas de ciel dans L'énigme de
l'Atlantide (prochainement vous proposer le récit de mon aventure première
de lecture de ce livre, profondeur où je vis depuis)
j'
image 1 : Le Mystère de la Grande Pyramide
images 2 et 3 : Le piège diabolique
images 4 et 5 : L'Enigme de l'Atlantide
image 6 :
La Comète de Carthage (Yves Chaland)
12 février 2013


IL Y A UN TROU DANS LE RÉEL QUE RIEN NE PEUT
COMBLER
C. Du Lac
Lorsqu’elle le dit
refus
retourné
vaudrait mieux ne pas parler utiliser d’autres moyens
que
langage qui momifie l’angoisse
propulse une sorte d’autre réel
affaibli de tous les oripeaux de l’impossible vie
ressassant l’amour fait au silence
les émois improbables
suspendus
espérés
éperdument
après juste il y a le meurtre
ne pas parler surtout
sinon
les gestes déviés par la prison d’amour
qui s’impose retenue tant et tant
ciels
immensités d’orages lourds raturés avec paroles
craintes
des milliards de mots
ne se disent plus
de ne pouvoir se dire
s’étant à peine jamais dits
alors autre chose dans la peur du naufrage
jusqu’au geste de violence
sur fond de ces amours imprononçables
sans cesse
avec boulimie
jusqu’à étourdissement
permanence de l’ombre qui couvre
et recouvre
avec l’acting out salace véhément et venimeux
qui hache obère puis détruit la liberté de nourrir la vie
faut avoir l’âme trempée dans l’acier
pour passer à l’acte
hors le verbe toujours
et
rester sur la tranche du fil vibrant
malgré l’explicite affolement
des mots indistincts
ou plutôt des états d’effervescence
inexprimables
hormis
dans les avatars multiples d’une hérésie
trouée
cet abîme qui sépare les mots
de la langue alanguie en sa beauté
acérée ou follement attentive
ce trou noir où chuchotent des ritournelles
toutes faites
fictions narratives
d’histoires construites
(secrets de famille parfois)
pour masquer assourdir étouffer
cela qui manque
ne se dit pas
car imparlable
pas de carabistouilles sur le pourquoi de
ça
ne couvrons pas de mots de raison
ce qui ne fut que trop
apprêté de mots inutiles d’ailleurs
folie qui ne cherchait qu’à prendre la place
usurper ça
ça : ruomA
amo
amas
amat
amamus
amatis
amant
oui amante
« Je te demande de ne pas accepter ce que je te donne parce que ça n’est pas ça »
Jacques Lacan dixit
COMBLER
C. Du Lac
Lorsqu’elle le dit
refus
retourné
vaudrait mieux ne pas parler utiliser d’autres moyens
que
langage qui momifie l’angoisse
propulse une sorte d’autre réel
affaibli de tous les oripeaux de l’impossible vie
ressassant l’amour fait au silence
les émois improbables
suspendus
espérés
éperdument
après juste il y a le meurtre
ne pas parler surtout
sinon
les gestes déviés par la prison d’amour
qui s’impose retenue tant et tant
ciels
immensités d’orages lourds raturés avec paroles
craintes
des milliards de mots
ne se disent plus
de ne pouvoir se dire
s’étant à peine jamais dits
alors autre chose dans la peur du naufrage
jusqu’au geste de violence
sur fond de ces amours imprononçables
sans cesse
avec boulimie
jusqu’à étourdissement
permanence de l’ombre qui couvre
et recouvre
avec l’acting out salace véhément et venimeux
qui hache obère puis détruit la liberté de nourrir la vie
faut avoir l’âme trempée dans l’acier
pour passer à l’acte
hors le verbe toujours
et
rester sur la tranche du fil vibrant
malgré l’explicite affolement
des mots indistincts
ou plutôt des états d’effervescence
inexprimables
hormis
dans les avatars multiples d’une hérésie
trouée
cet abîme qui sépare les mots
de la langue alanguie en sa beauté
acérée ou follement attentive
ce trou noir où chuchotent des ritournelles
toutes faites
fictions narratives
d’histoires construites
(secrets de famille parfois)
pour masquer assourdir étouffer
cela qui manque
ne se dit pas
car imparlable
pas de carabistouilles sur le pourquoi de
ça
ne couvrons pas de mots de raison
ce qui ne fut que trop
apprêté de mots inutiles d’ailleurs
folie qui ne cherchait qu’à prendre la place
usurper ça
ça : ruomA
amo
amas
amat
amamus
amatis
amant
oui amante
« Je te demande de ne pas accepter ce que je te donne parce que ça n’est pas ça »
Jacques Lacan dixit
4 février 2013
Par la petite porte 1
par la petite porte 1
je
m'appelle j'acques, Estager mais j'acques...
longtemps
j'ai vécu une dépression sans pouvoir ni comprendre quoi désormais écrire (sauf
'une ligne et demi chez Aude, ma fille, et que je lui ai dédiée)
lorsque
j'ai décidé d'aller mieux, je n'ai pas
tout de suite écrit, puis « par la petite porte » je suis
entré et ai parcouru mille et...
quelques pages, dont il ne reste rien que dans leur disparition ma
naissance seconde, ma ressuscitée, et avec la première venue à moi de Saul)
au
bord des mille pages j'ai trouvé et entrouvert une petite porte entrouverte
déjà, toujours ; c'est dans
l'émotion, comme on dirait à la fois dans l'inconscient tout de suite le
conscient, leur pur même geste : que je trouvai que le monde était ce
verger détruit, dont j'écrivais autrefois :
« de verger plus ;
le vent »),
j'ai
trouvé qu'il était « le monde », toute ma rondeur du monde mon lieu
enfantin ; je regardais ce verger, je regardais aussi son lieu sans lui
(disparu mais compris de moi me retournant sur lui)
et
j'aimais aussi, désormais (tout n'est-il pas désormais, et y a-t-il le passé,
sinon présent, à lui-même déjà), ce lieu autre (du verger remplacé par une
étable et grange...) mais qui par une bande de terre nue et depuis souvent
cheminée descendait dans la même campagne (comme « de mes parents »),
qui entourait toujours le verger (vu de moi, dans ce « monde »)
sur
le verger et monde il n'y a je ne saurais quel vent, mais cet or, ce vert, cet
enfantin lieu premier (non seulement enfantin), et ce fut pour moi et nommée
par moi « la terre »
« le monde » était le monde disparu
c'est-à-dire le monde de disparu en autre monde, celui qu'on est au dehors du
temps (non de dans le temps) ; nous
pouvons disparaît un moment, le monde et moi, puisqu'il y a autour, et le temps
lui aussi or autour, la terre et mienne (le même moment ni présent ni passé, le
même geste d'aller et retourner)
le
monde et la terre sont leurs et nôtres images, nous sommes restés appuyés à
notre ciel ensemble et nous nous sommes rejoints, réunis dans le regard et
ciel, d'où écrire (non seulement nous sommes retournés, mais entrés dans cette
parole qui de moi à moi commençait, comprise, et le monde et la terre dont la première phrase qui les révèle
fut :
« et », le monde
« « et » la terre)
depuis
lors toutes visions d'ici et là chez moi composèrent et comprirent mon entrée
du monde (qui n'était plus le seul verger de disparu, de toujours là) sur la
terre, d'images qui sont le monde, et des phrases...
il
y a le vent le plus léger qui soit et qui est la transparence de la parole et
du vent : je dis : le vent, et
aussitôt et spirituellement et visuellement et amoureusement du lieu la parole
est arrivée, est au vent, et il l'emporte ; il n'y a pas d'image, nous sommes
là : j'y suis puis nous continuons,
même disparus, avec moi.
Il
y a eu l'entrouvert de cette petite porte avant et après le ciel, et ce ne fut
d'abord jamais que le monde et la terre,
j'
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