file://localhost/Users/pauldebr/Desktop/Mercredi%20de%20la%20sardine3.pdf
26 mars 2013
1 mars 2013
Stephanie Chaillou Un léger défaut d'articulation, Ed. Isabelle Sauvage, 2009, 15 euros
J'ai un oncle qui travaille à EDF et une autre qui est maçon il y a des lapsus, des déplacements, de la souffrance.....
je remarque les gens qui ont pleuré à l'humidité qui rassemble leurs cils il y a des gâteaux apéritif,
du guignolet, des pantoufles je ne conduis pas de voiture parce que j'ai peur des bus, des lapins en chocolat, des traversins je ne suis pas capable de lister ce que contient ma garde-robe de la salade de fruit, des mégalopoles des retours sur investissement je ne peux pas modifier ma constitution physique des fruits de la passion, des mouches j'aime l'odeur de la résine quand je me promène en forêt
...
je me demande parfois ce qui a été ou ce qui n'a pas été il y a des je-ne-sais-quoi, des batavias, des imitations je ne fais pas de colliers en coquillages des confiscations de biens, des lagunes, des chambres froides je ne sais pas si quelqu'un sait où disparaît la vie...
je remarque les gens qui ont pleuré à l'humidité qui rassemble leurs cils il y a des gâteaux apéritif,
du guignolet, des pantoufles je ne conduis pas de voiture parce que j'ai peur des bus, des lapins en chocolat, des traversins je ne suis pas capable de lister ce que contient ma garde-robe de la salade de fruit, des mégalopoles des retours sur investissement je ne peux pas modifier ma constitution physique des fruits de la passion, des mouches j'aime l'odeur de la résine quand je me promène en forêt
...
je me demande parfois ce qui a été ou ce qui n'a pas été il y a des je-ne-sais-quoi, des batavias, des imitations je ne fais pas de colliers en coquillages des confiscations de biens, des lagunes, des chambres froides je ne sais pas si quelqu'un sait où disparaît la vie...
28 février 2013
19 février 2013
UN PRESIDENT POÈ!TE
Nous souffrons d'un cauchemar bureaucratique irrationnel. Il y a une absence de courage moral en Europe."
"J'ai un profonde joie à être dans la sphère culturelle, avec des gens qui ne mettent pas un prix sur tout ce qu'ils font."
Michael D. Président-poè!te Irlandais
"J'ai un profonde joie à être dans la sphère culturelle, avec des gens qui ne mettent pas un prix sur tout ce qu'ils font."
Michael D. Président-poè!te Irlandais
18 février 2013
Léopold Congo Mbemba, mort d'un poète
Je me trie des décombres de la vie
orpailleur du lac de deuil
je cherche dans la cendre du désert des jours, étincelles sanguines ou pépites de feu
les souvenirs à rallumer en cette terre
la forge d'où renaître.
orpailleur du lac de deuil
je cherche dans la cendre du désert des jours, étincelles sanguines ou pépites de feu
les souvenirs à rallumer en cette terre
la forge d'où renaître.
Né en 1959 à Brazzaville, il est l’auteur de quatre recueils de poésie, dont Ténors-Mémoires, dédié aux pères de la Négritude, Senghor, Damas et Césaire.
16 février 2013
Fissures et traits
Edgar Pierre Jacobs, auteur de la série des Blake
et Mortimer, me plonge (au long de son oeuvre), comme dans un nouveau
ventre maternel, dans le creux de ses lieux dessinés, aériens dans
souterrains ; immensités des
espaces de l'Atlantide (pas de ciel, mais l'immensité seule, dans l'infini de
l'imaginaire) ;
couloirs où le héros dans un Paris, une
« cité interdite » enfouis (Le piège diabolique) se perd, sans
jour, chambre d'Horus au coeur de la pyramide de Khéops (Le mystère de la Grande
Pyramide) …, où la pierre est
fissures et traits : ouvertures à
l'espace non dessiné tout autour de l'espace dessiné ;
les souterrains (déjà dans son premier grand
livre, Le secret de l'Espadon), dans l'errance et l'aventure, forment à
mes yeux (à mes yeux renouvelés, à mes yeux de retour aux creux symboliques et
imaginaires) l'une des plus pures mais profondes expressions du concret par
l'abstrait, lignes pures des angles des roches, lignes-mêmes, voyage renouvelé
dans l'image
les immensités dans Jacobs sont doubles
immensités, je dirais en premier lieu dans L'énigme de l'Atlantide :
là immensité du continent souterrain, visible et entraînant dans le regard
l'invisible ;
les traits multipliés, abstraits, sitôt
ouvrent des espaces dans l'espace du regard, et, comme les mots suggèrent
images, sentiments, etc., eux visibles déjà suggèrent l'invisible espace mental
et pierreux (chez Jacobs) ;
ces traits (qu'on retrouve dans un autre
univers chez Yves Chaland, image 6) sont pleins, noirs, sans forme dessinée
que... la suggestion du plein sans espace de la pierre ; par de telles fissures littéralement qui
m'enchantent, mon regard glisse sur elles et entre : dans elles, dans la pierre, dans le décor
tout entier, souterrain encore, toujours pour moi matriciel encore,
plutôt : universel ; plein et creux, visible et
respirable ;
et pas de ciel dans L'énigme de
l'Atlantide (prochainement vous proposer le récit de mon aventure première
de lecture de ce livre, profondeur où je vis depuis)
j'
image 1 : Le Mystère de la Grande Pyramide
images 2 et 3 : Le piège diabolique
images 4 et 5 : L'Enigme de l'Atlantide
image 6 :
La Comète de Carthage (Yves Chaland)
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