26 octobre 2011

poeme 26 octobre

Après les années passent

les parents vieillissent

s'invalident

de toutes les révélations manquées

le Père veut conduire la voiture

il ne peut plus

il ne sait plus

à cause de son nerf optique défaillant

il n'a pensé la vie

que jusqu'à cent vingt ans

et l'usure a fait son nid bien plus tôt

pessimiste

il est bigleux

il se laisse conduire par elle

l'ogresse

et lui il est ailleurs

il vit sa vie

seul

accablé de cette règle tacite

elle a toujours raison

il n'a que le droit de se taire

il reste sur ses gardes

lui l’oxymore

se sait condamné

alors il fait profil bas

pour que la question ne soit jamais posée

il a survécu à son enfance

il en est fier

car après cela la vie lui a semblé à chaque instant

une merveille improbable

comme ces fleurs que l'on trouve soudain

au milieu d'un terrain vague

couvert de détritus coupants

P de B

21 octobre 2011

proézie 21 octobre

on s'enthousiasme un moment pour la politique
un visage s'humanise
on se prend à rêver
achever l'humiliation à laquelle on est soumis chaque jour

un homme ou une femme semble ouvrir l'espoir

cette façon que l'on a de nous faire patienter
avec des machines
de nous surveiller de nous enregistrer froidement
sera renvoyée
remise à sa place

on va cesser de marcher sur la tête
emprunts finances folie
énergie ogm

une seule remarque
fait retomber au sol
"le parti ... ne se laissera pas dicter..."
qui parle de dicter

espérons que les illusions de partage, d'ouverture sont encore possibles
que tout ne soit pas comptable

calcul plus ou moins profitable


20 octobre 2011

proézie 20 octobre

Un enfant naît
un dictateur meurt
à la sortie d'un collecteur
d'égoût

pistolet d'or
tâché de sang
affaires de familles

on s'en sort pas
si facilement

19 octobre 2011

poème 1

Pas le temps d'exister chaque jour
s'astreindre à quelques mots
sur le papillon de la nuit
peuplé des couleurs de la vie

Mein Kampf tombera dans le domaine public
en 2015
on s'interroge sur l'opportunité d'en publier
une édition scientifique et critique
avec écrit dessus "fumer tue"


P de B


8 octobre 2011

Leo Stein écrit

"Picasso était très humain, sachant mesurer à leur exacte valeur les qualités de ses semblables. Il était comblé de dons d'expression infinis. A l'instar d'un Rembrandt ou d'un Goya il serait parvenu à la maturité de ses capacités en développant ses facultés naturelles. Au lieu de cela, déficiences du caractère et inopportunités de circonstances l'ont amené à chercher à se réaliser par la construction de formes pures, ce pour quoi son talent n'était que médiocre. L'accomplissement de soi ne peut se réaliser par la dérobade. Picasso a refusé le travail qu'il aurait dû véritablement accomplir, le considérant comme peu digne de lui. Le résultat, d'est une vaste étendue désertique, pleine de sottises et de gaspillage"