21 janvier 2011

Une bande dessinée:Blood Song: une ballade silencieuse par Erik Drooker, éditions Tanibis, 2010





un voyage dessiné dans une suite de cases, chacune une planche, chacune une image comme un tableau; sans texte, et pour fil conducteur le silence des cadres tous pareils d'images dont la beauté nous arrête, et qui nous disent de regarder plus loin dedans et plus avant; le récit commence et finit par le dessin d'une galaxie, s'achève après la balade solitaire de l'humaine et de l'animal, à New York, dans la violence, et l'amour pendant la violence : univers noir et bleu, et dans la ville-violence des jaillissement de couleurs, et c'est pendant le silence de l'univers.

Image 1 : suite de deux cases, comme une seule, comme déjà, à droite, les suivantes.

L'image 2 est un bel exemple d'arrêt sur suite d'images : le voyage à gauche s'arrête un moment, case du chien qui regarde l'eau, l'avant, et repart avec la fille (et tous deux repartiront) à droite et vers la droite.

Image 3 : le tumulte et le trouble envahissent d'en bas, comme pour effacer les personnages, les 2 images comme une seule

; mais au haut le chanteur lance un cri en couleurs déjà le dessin en rondeur, de l'enfant ou de la galaxie. Plus tard l'enfant né de la rencontre, image 4, lance le chant coloré bien au-delà du cadre rigide; à gauche, la mère et l'enfant étaient sans « case », dans seulemen

t une lumière, puis le récit a repris mais dans un cri... universel.

J'acques Estager