7 décembre 2015
19 novembre 2015
16 novembre 2015
Avec gravité et tristesse, Robert le Diable, s'associe au deuil national ce soir.
La poésie, la littérature, les arts et la musique contribuent à faire rempart contre les fanatismes, les violences, les idéologies
aux méthodes barbares.
IL faut impérativement tenter de vivre continuer pour ce qui nous concerne d'écrire pour inventer à chaque fois un monde possible malgré tout.
Avec Luana Mayereau nous disons alors:
La poésie, la littérature, les arts et la musique contribuent à faire rempart contre les fanatismes, les violences, les idéologies
aux méthodes barbares.
IL faut impérativement tenter de vivre continuer pour ce qui nous concerne d'écrire pour inventer à chaque fois un monde possible malgré tout.
Avec Luana Mayereau nous disons alors:
11 août 2015
Un peuple
Un peuple
Stéphane Bouquet
Champ Vallon, 12 €
Je passe mon été aux côtés de Stéphane Bouquet qui ne le
sait sûrement pas. Nos Amériques, Les
Amours suivants, Les oiseaux favorables posés près de mon lit, sur une table de chevet
qui est un tabouret de cuisine. Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’Un peuple, assemblée de poètes anglais,
américains, grecs, portugais, allemands, latins qui surgissent et
disparaissent, ricochent et échouent un moment entre les pages du livre.
« Je deviens le
simple reflet de tout un monde prononcé jadis . »
Walt Whitman, vieil
homme barbu, assis devant un fleuve, Henry David Thoreau, les manches retroussées,… fait le tour de
l’étang, Wallace Stevens, tranquille
et cravaté, Emily Dickinson, Virginia Woolf et Mrs Dalloway, Quentin Compson, Fernando Pessoa, John Keats…
Stéphane Bouquet
parle de ce peuple de poètes qui l’émeut, le touche au sens propre comme
au sens figuré, c’est toujours de lui
dont il parle et du désir qui constitue le cœur de ses livres, de la mort, de la
mélancolie quand celle-ci est l’enfant de Saturne. Fragment de Sapho qui chante
…chevrier… désir…
sueur…
rose…
rose…
…je dis…
texte que le temps a tronqué mais qui dit « juste »,
comme une note est juste,
l’amour, le désir, le corps…
« Ainsi une
anthologie offre des possibilités multiples d’intersections »,
Stéphane Bouquet nous mène de l’un à l’autre pour revenir ensuite et nous le
suivons ébloui, dans ce cimetière.
« Il se demande
ce qu’est la poésie. Il se sert dans les morts pour élaborer des réponses. »
Entre les tombes, des poèmes qui parlent « des choses qui passent, du grand défilé
interminable. »
« Un
peuple : il vient de se glisser tout entier sous la couette
pour se protéger du
froid, qu’est-ce que ?
est la question du
contact de coton
blanc des draps sur le
visage… »
Pour finir, Keats, « mon ami très cher » qui fit
inscrire sur sa tombe :
Here lies one whose
name was written on water / Ci-gît quelqu’un dont le nom fut écrit sur de
l’eau et Stéphane Bouquet conclut : « D’une certaine façon, un être est un jeu passager de la lumière et du
courant, ensuite il rejoint l’eau anonyme, ensuite se réalise le cher vœu
keatsien, notre cher vœu commun :
to fade away, to dissolve, s’effacer, s’évanouir. »
Un livre qui ouvre la porte d’une bibliothèque qui n’attend
plus que nous…
Catherine Tourné
L'apocalypse selon Dürer
L’apocalypse selon Dürer
Alberto Manguel ;
Traduction de l’anglais par Christine Le Bœuf
Pour
qui, comme moi, se promène souvent dans la région d’Angers où se trouve la
splendide Tapisserie de l’Apocalypse, l’iconographie de cet épisode biblique est
familière : dragon à sept têtes, sept anges, sept chandeliers, sept
lettres, sept sceaux, sept visions, sept trompettes, sept nouvelles visions.
Pas besoin d’être historien de l’art pour constater que le chiffre sept, «magique» par excellence, se retrouve
tout au long du texte de Saint Jean de Patmos.
Alberto
Manguel se penche sur la série de gravures réalisées par Albrecht Dürer :
« L’Apocalypse représente la mort de
toutes choses, non comme la fin dernière mais comme l’ultime étape dans le
combat entre le bien et le mal. » Ce livre, érudit, constitué de 16 petits
textes éclaire l’œuvre la replaçant dans son contexte théologique et historique
mais son intérêt réside dans l’écho que ces gravures suscitent chez l’auteur. Parfois
une gravure entraine celui-ci dans une méditation sur le monde contemporain et
son Enfer dans lequel «les extrémistes religieux seront forcés d’errer
sans fin et seuls dans leurs propres cauchemars hideux ; les
financiers, vêtus de costumes trop serrés, souffriront faim et soif cependant
que des gaveurs d’oies leur enfonceront dans l’œsophage des pièces et des
billets ». D’autres gravures proposent une interrogation sur la mort
et le désir de jeunesse éternelle.
Alberto
Manguel, dans son étude de la gravure « Les vingt-quatre vieillards »
évoque le corps, son corps alors que l’âge vient :
« Durant mon adolescence et mes premières
années d’adulte, mon esprit semblait n’être qu’une présence brouillée et
incertaine se mêlant avec maladresse à la vie insouciante du corps souverain
qui prenait son plaisir partout où il le trouvait sans conséquence notable.
Paradoxalement, mon corps me paraissait alors moins consistant que mes pensées
et ne me faisait sentir sa présence qu’au travers de mes sens éclectiques, dans
l’air frais du matin ou une balade nocturne dans la ville, quand je déjeunais
au soleil ou étreignais dans l’obscurité le corps de mon amant. Même lire était
une activité physique : le toucher, l’odeur, l’aspect des mots sur la
page.
Désormais le plaisir vient surtout de la
pensée, et les rêves comme les idées semblent plus riches et plus clairs.
L’esprit veut prendre possession de ce qui lui revient mais le vieux corps, tel
un tyran destitué, refuse de se retirer et réclame une attention
constante : il mord, gratte, presse, hurle ou tombe en un état
d’engourdissement ou d’épuisement injustifié.»
Ce
texte, lu au bord de la plage, dans la torpeur de l’été, rappelle que
l’importance de l’art, de la poésie, vient de ce que, au-delà des siècles, ils
nous parlent de nous, frère humain et nous permet parfois de nous comprendre mieux
et d’appréhender avec plus d’acuité le monde qui nous entoure.
Avant
de plonger dans la mer voici que me revient cette citation évoquant Mallarmé :
« … ainsi que le savait Dürer, l’échec réside,
implicite, dans les plus grandes réussites, puisqu’il désigne l’état
d’incomplétude de toute grande œuvre d’art… Mallarmé parlait de « la Muse
de l’impuissance », qui inspire à chaque entreprise artistique un certain degré d’échec lui
permettant de survivre. »
L’Apocalypse selon Dürer, Alberto
Manguel, éditions Invenit, collecion Ekphrasis, 13 €
Catherine
Tourné
(sur les rives de la Méditerranée, juillet 2015)

Les 7 églises d'Asie
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20 mars 2015
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12 mars 2015
10 mars 2015
3 mars 2015
13 février 2015
Le site de l'écrivain Claude Ber : l'invité du mois

Paul de Brancion est l'invité du mois sur le site de l'écrivain Claude Ber :
Pour en savoir plus :
http://www.claude-ber.org/Paul-de-BRANCION_a328.html?preview=1
9 février 2015
"Chasseur de primes" Joël Bastard, par Paul de Brancion
Extrait
"Quelque chose de désabusé dans ce Chasseur de primes de Joël Bastard !
Récit sans concession, mais à cœur ouvert.
Le poète, homme de lettres, passe une grande partie de
sa vie à rechercher des engagements littéraires, résidences, ateliers
d’écriture et autres interventions rémunérées pour vivre, puisqu’il a décidé de
« faire métier des lettres ».
« Au bout de la énième
résidence […], on finit par se poser la question, mais qu’attend-t-on
exactement d’un écrivain ? »"
Pour lire la suite : http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2015/02/joël-bastard-chasseur-de-primes-par-paul-de-brancion.html
3 février 2015
20 janvier 2015
Lancement du n°14 (H)or(s) de la revue Sarrazine au Café de Flore
La soirée de lancement du n°14 de Sarrasine au Café de Flore s'est bien passée.
Un grand nombre d'auteurs ont lu leur texte et la soirée s'est poursuivie par un échange entre les auteurs et les participants.
Retrouvez, ci-après, quelques-un des auteurs de la soirée.
Un grand nombre d'auteurs ont lu leur texte et la soirée s'est poursuivie par un échange entre les auteurs et les participants.
Retrouvez, ci-après, quelques-un des auteurs de la soirée.
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