4 juillet 2011

Le roman de Renart: Le puits de Jean-Marc Mathis ( scénario) et Thierry Martin ( dessin),chez Delcourt Jeunesse, 2008 (9,4O euros)





L’une de trois merveilles parues à ce jour de ces deux auteurs, l’un étant l’autre dans le nouveau blanc d’autour de leur bande enfin dessinée, puisque le texte estt l’image et l’image le texte, le même lieu, les même sobriété, la même élégance, même clarté; le même lieu est des vignettes sans bord que leur étendue, une phrase et un dessin, de sorte aussi que partout dans les pages le blanc qui sort du dessin le dessin le touche, le longe, et le blanc en bien des endroits, on dirait partout, entre dans l’image et se mêle au dessin (par exemple quand le blanc - blanc ou crème - dessine les lumières), et au blanc des bulles et du texte, et le trait d’autour des vignettes c’est les contours des personnages (et autres arbres) [après l’image 1 de couverture, l’image 2 de page 21].

Puisque je veux toucher brièvement l’ouvrage, j’ai choisi, découvert, l’exemple de 2 vignettes de cette page 21 [images 3 et 4] : dialogue entre l’oiseau Drouineau et le chien, 2 vignettes intercalées en hauteur, images ainsi arrêtées, s’ouvrant aussi à tout le blanc, qui est du discours : dans l’image 3 la case est dans son blanc et le blanc autour et à gauche, à droite l’oiseau s’envole et le ciel est dessiné pour le recevoir; puis dans cette lecture gauche et droite on continue de longer la vignette perpendiculaire, le lieu de la planche; donc peu après, après une nouvelle scène d’intérieur, le retour de l’oiseau s’interrompt soudain, mais longuement, dans le blanc (chien et blanc et paroles mêlées “familièrement”, leur noir, au noir des coutours, et dans l’arrêtée du blanc de la vignette, vignette et planche, un arrêt du récit.

J’ E